Quel débit MP3 faut-il vraiment utiliser ?

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128, 192 ou 320 kbps, et ce que le VBR change vraiment — avec les tailles de fichier calculées et une règle pour chaque type d’audio.

Tous les convertisseurs posent la question et presque aucun ne l’explique. Le débit, c’est le nombre de bits de données que chaque seconde d’audio a le droit d’utiliser. Plus de bits, c’est plus de détail d’origine conservé et un fichier plus gros ; moins de bits, c’est un fichier plus petit et davantage de choses jetées. C’est tout le compromis.

Le calcul est assez simple pour se faire de tête : divisez le débit par 8 pour obtenir des kilo-octets par seconde. Un MP3 à 192 kbps utilise 24 ko par seconde, soit 1,44 Mo par minute.

DébitPar minuteUn morceau de trois minutesUne heure
320 kbps2,4 Mo7,2 Mo144 Mo
256 kbps1,9 Mo5,8 Mo115 Mo
192 kbps1,4 Mo4,3 Mo86 Mo
128 kbps0,96 Mo2,9 Mo58 Mo

La réponse courte

  • De la musique que vous allez écouter : 192 kbps. C’est là que la plupart des auditeurs, sur la plupart du matériel, cessent de pouvoir faire la différence. C’est la valeur par défaut ici pour cette raison.
  • De la musique issue d’un master sans perte : 256 ou 320 kbps. Si la source est du FLAC, du WAV ou de l’AIFF, c’est le premier pas avec pertes que cet audio ait jamais fait et la seule copie que vos auditeurs recevront. N’économisez pas dessus.
  • De la parole — entretiens, cours, mémos vocaux : 128 kbps, et en mono si l’enregistrement est mono. Une voix occupe bien moins de spectre que la musique.
  • Un appel téléphonique ou un enregistrement AMR : 64 kbps mono. La source est de l’audio téléphonique à 8 kHz. Un réglage plus élevé stocke ses limites plus finement ; il ne les lève pas.
Le panneau Régler, où vivent les réglages de débit et de VBR
Un enregistrement d’écran du panneau Régler du convertisseur qui s’ouvre, le sélecteur de débit passant de 192 à 320 kbps, la case du débit variable qui se coche, et le débit qui revient à 128.

Ce que fait réellement le VBR

Le débit constant donne à chaque seconde la même allocation, qu’il s’agisse d’un passage orchestral dense ou de quatre secondes de silence. Le débit variable laisse l’encodeur dépenser là où la musique est compliquée et économiser là où elle ne l’est pas, en visant un objectif de qualité plutôt qu’un objectif de taille.

Le résultat pratique est un fichier plus petit à qualité perçue égale, ou une meilleure qualité à taille égale — avec deux coûts. La taille finale n’est pas prévisible avant l’encodage, ce qui compte si vous remplissez un appareil ou devez tenir dans une limite d’envoi. Et un petit nombre de lecteurs matériels très anciens gèrent mal le VBR, généralement en annonçant une durée fausse ou en se déplaçant de façon imprécise.

Si vous savez sur quel appareil ira le fichier, le VBR est le meilleur choix. S’il vous faut une taille prévisible, ou si le fichier part vers un destinataire inconnu, prenez du débit constant.

Ce que le débit ne peut pas faire

Le débit est un plafond, pas un plancher. Convertir un fichier à 96 kbps en 320 kbps produit un fichier à 320 kbps qui sonne exactement comme celui à 96 kbps, dans un conteneur trois fois plus gros. L’encodeur ne peut travailler qu’avec ce qui lui parvient, et ce qui lui parvient est ce que l’encodeur précédent a laissé.

C’est pourquoi le format source compte plus que le réglage :

  • Depuis du FLAC, du WAV ou de l’AIFF — rien n’a encore été écarté. Un débit élevé vaut réellement la peine.
  • Depuis de l’AAC, du M4A, de l’OGG ou de l’Opus — un passage avec pertes a déjà eu lieu, et voici le second. Prenez 192 kbps ou plus pour que ce second passage reste inaudible, et convertissez depuis la meilleure copie dont vous disposez plutôt que depuis une copie d’une copie.
  • Depuis de l’AMR — l’enregistrement a été limité à 8 kHz au moment où il a été fait. 64 kbps en porte déjà la totalité.

Est-ce que 320 kbps sonne mieux que 192 ?

De façon mesurable, oui : il écarte moins. À l’oreille, pour la plupart des gens sur la plupart du matériel avec la plupart des musiques, la réponse honnête est que c’est très difficile à distinguer, et les tests d’écoute le disent depuis longtemps. La différence s’entend le plus facilement sur du matériau dense — cordes en masse, cymbales, applaudissements — au casque de bonne qualité, en y prêtant attention.

Ce qui ne rend pas 320 inutile. Cela coûte de l’espace disque et rien d’autre, et cela veut dire que la copie que vous fabriquez survivra à une écoute sur du matériel meilleur que le vôtre aujourd’hui. Si vous gardez la source sans perte de toute façon, 192 convient ; si le MP3 est votre copie, prenez 320.

Où se trouve le réglage

Les commandes de débit et de VBR se trouvent derrière la touche Régler sur chaque page de conversion — un niveau plus bas, parce que le chemin par défaut est censé être : déposer un fichier et appuyer sur la touche rouge. Le réglage que vous choisissez s’applique à la conversion que vous lancerez ensuite, y compris à un lot de plusieurs fichiers.

Si vous convertissez depuis du WAV, le pendant de ce guide est comment convertir un WAV en MP3, qui déroule toute la procédure et ce que coûte la compression.

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